• HONNORÉ (Laurent), Archives et histoire des voies navigables, particulièrement en Hainaut, aux XIXe et XXe siècles, dans Revue belge de philologie et d’histoire, 94, 2016, fascicule 4, p. 1015-1028.

 

• DUFRASNES (Jean) et LEBLOIS (Éric), Fibules et autres artefacts du premier Moyen Âge découverts dans la basse vallée de la Haine et sur les territoires limitrophes (bas-plateau du Pays d'Ath et Hauts-

Pays), Bruxelles-Tubize, 2017, A4, 192 p. en quadrichromie, 67 fig., 15 tabl., 44,00 € (Amphora, n° 84 – Travaux du Cercle d’études numismatiques, n° 18).

Soigneusement décrits, illustrés et commentés, cent quatre-vingts artefacts du premier Moyen Âge (Ve-XIe siècle) sont présentés dans cet ouvrage. Ils proviennent de prospections menées à la surface de terrains cultivés couvrant une large région d’un peu plus de 700 km2, située entre Valenciennes et Ath, au niveau du bassin inférieur de la Haine.

Il s’agit essentiellement de fibules auxquelles s’ajoutent diverses pièces dont des éléments de buffleterie et d’armement, ainsi que quelques monnaies. Ces objets, replacés le plus précisément possible dans le contexte des sites mérovingiens et carolingiens régionaux, ont également permis aux auteurs d’identifier quelques aspects technologiques particuliers liés notamment à la fabrication des fibules du premier Moyen Âge.

Un autre apport scientifique que celui engendré par l’étude typologique ressort des observations contextuelles engagées par Jean Dufrasnes et Éric Leblois. La mise en relation des lieux de découvertes avec de potentiels points d’habitat semblant rares, l’identification des sites comme étant des « champs d’épandage » peut ici davantage être proposée sur base de la dispersion spatiale et de la composition des séries d’artefacts. Des zones atteignant parfois plusieurs hectares et dont les sols sableux s’avèrent facile à travailler pour la mise en culture, tout en réclamant de nécessaires amendements, peuvent ainsi avoir reçu, de façon préférentielle, des matières fertilisantes depuis plusieurs siècles. De nombreux petits objets en alliage cuivreux datant de l’Antiquité à l’Époque moderne témoignent en ces lieux de pratiques agricoles précoces consistant à l’évacuation des déchets organiques générés par les populations des villes et l’amendement des sols légers. Des liens semblent également exister entre les zones de découvertes des artefacts du premier Moyen Âge et le réseau des voies de communications.

Le repérage de champs d’épandage anciens ne peut que rarement être réalisé lors de fouilles archéologiques traditionnelles qui sont menées sur des espaces trop restreints et qui ne concernent pas la couche arable. De façon complémentaire, les ramassages en surface réalisés à grande échelle montrent ici leur intérêt. Encore est-il nécessaire, comme on le voit dans cette étude, de pouvoir rassembler les informations des nombreux prospecteurs et de dépasser l’attention portée aux seuls objets.

 

• DIEU (Baudouin), VILAIN (Marcel), LEMAL (Pierre), CORNU (Éric), Randonnées ferroviaires en Borinage. Les lignes 97, 98, 98B, 102. Le charbonnage de Crachet. Le chemin de fer Degorge, Mons, Éditions Patrimoine ferroviaire et tourisme, 2017, format A4, 262 p., plus de 500 photos, cartes et plans, 35,00 €.

Après les tomes 1 et 2 qui traitaient des lignes ferrées Dour-Hauts-Pays et Mons-Warquignies, ce tome 3 complète la saga des gares et lignes boraines en s’attardant au nœud de Warquignies ainsi qu’à la ligne principale de Saint-Ghislain à Quiévrain, qui fête cette année ses 175 ans.

Grâce à de nombreux documents, photos et cartes postales issus de différentes bibliothèques et de collections personnelles et privées, il a été possible de retracer de manière complète près de deux siècles de présence ferroviaire dans le Borinage.

Charbon et chemin de fer ont des destins liés c’est pourquoi l’histoire des chemins de fer a été complétée par celle de quelques charbonnages emblématiques comme Crachet- Picquery à Frameries, le Rieu du Cœur à Quaregnon et le Grand-Hornu. Même si le glorieux passé ferré et minier est derrière nous, il reste encore aujourd’hui de nombreuses traces de sa présence, localisées à l’aide de plans et de photos.

 

L’ouvrage peut être acquis en versant la somme de 35,00 € (+ frais de port, 1200 gr) sur le compte PFT- TSP (BIC : GEBABEBB, IBAN : BE57 0011 2017 8935) en indiquant en communication : « Borinage 3 ».

Renseignements complémentaires : PFT Saint- Ghislain (Musée Retrotrain), près de la gare à 7330 Saint-Ghislain (Belgique) –  + 0032 (0) 495/20.27.78 - 0032 (0)475/95.68.93 -  david.et.les.trains(@)gmail.com - Site musee@retrotrain.be